Les 2 bossus

Les 2 bossus
Ils était une fois, 2 tailleurs qui habitaient la même rue et étaient affligés de la même difformité: ils étaient aussi bossus l'un que l'autre. Ils étaient la risée du village.
L'un s'appelait Kaour et l'autre Laouig. Kaour supportaient bien les moqueries des villageois, il était d'un bon tempérament, tandis que Laouig plutot renfrogné, supportait mal, ajoutons qu'il aimait l'argent et volait son prochain dès qu'il en avait l'occasion.

Une nuit, Kaour rentrait d'avoir été livrer un vêtement et entend sur le chemin des petites voix qui chantaient:

Dilun, Dimeurz, Dimerc'her
(lundi, mardi, mercredi)


Kaour s'approche et voit les korrigans qui dansaient. Dès qu'il fut repéré, il est invité à rejoindre la ronde (et il n'est pas bienvenue de refuser)
Au bout d'un certain temps, Kaour fatigue de tourner en rond dit:
- "Faites excuses, mais on pourrait chanter la suite de la chanson"
- "La suite ? mais il n'y a pas de suite !" répond l'un d'eux
- "moi je la connais" dit Kaour
- "alors dis la nous !"
Le tailleur chante alors:

Diriaou ha Digwener
(jeudi et vendredi)


Les korrigans sont ravis et voulant remercier Kaour, lui propose un sac d'or ou lui enlever sa bosse. Kaour n'hésite pas "Si vous pouvez me libérer de cette bosse, ce n'est pas de refus".
Aussitôt, ils se jettent sur lui, le jettent en l'air, le font pirouetter et le passent de l'un a l'autre et lorsqu'il retombe, il est aussi droit que le mat du drapeau breton.
Le lendemain, Laouig rencontre Kaour et n'en croit pas ses yeux !
Kaour lui raconte alors ce qu'il a vécu pendant la nuit.
Le soir même Laouig part à la rencontre des korrigans qui l'invitent aussitôt dans la ronde. Et comme Kaour, il propose une suite à la chanson:

"Dilun, Dimeurz, Dimerc'her,
Diriaou ha Digwener,
ha Disadorn ha Disul
"
(et samedi et dimanche)


Les korrigans trouvent ça moins joli mais propose tout de même la récompense à Laouig
- "Que veux-tu comme récompense ? Kaour a choisi de retirer sa bosse et de laisser l'or"
- "Je prends ce que Kaour a laisser hier" affirme Laouig excité a l'idée d'avoir de l'or

Les korrigans le lancent en l'air, le font pirouetter, le passent de l'un a l'autre et lorsqu'il retombe, il a ... 2 bosses ... la sienne plus celle de Kaour...

# Posté le dimanche 24 juillet 2005 07:20

Modifié le mercredi 27 février 2008 18:45

Les Menhirs de Carnac

Les Menhirs de Carnac
Le pape Corneille, en breton Cornely, fut chassé de Rome vers l'an 240 par une armée de païens. La légende rapporte qu'après avoir traversé la Gaule, il arriva a Carnac. Arrêté par la mer, il se retourna alors vers ses poursuivants et d'un signe de croix les changea en pierre. Ce sont les alignements de menhirs du Menec et de Kermario que l'on appelle aussi:" Les soldats de saint Cornely ". Corneille, retourne a Rome... Il mourut martyrisé en l'an 253.
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# Posté le dimanche 24 juillet 2005 08:32

Modifié le mercredi 27 février 2008 18:44

Le saut de la Pucelle de Plomelin

Le saut de la Pucelle de Plomelin
Le rocher du "saut de la pucelle" situé a Plomelin, sur les rives de l'Odet près de Quimper doit son nom a une curieuse légende...

Une jeune bergère était poursuivie par les assiduités d'un moine sans cesse plus entreprenant. Un soir qu'il est trop pressant, la belle s'enfuit dans la forêt. L'amant éconduit se lance alors a sa poursuite. Mais voila qu'après une course effrénée, la belle se retrouve bloquée devant la rivière qui lui barre le passage. Plutôt que de se laisser rattraper par le moine et perdre son honneur, elle préfère se jeter dans l'Odet, quitte a en mourir. C'est alors qu'une "main surnaturelle" lui fait franchir l'obstacle sans dommages et d'un bon prodigieux, elle se retrouve de l'autre côté de la rive, libérée de son poursuivant. Le moine, moins courageux n'ose pas tenter ce saut et descend au bord de la rive pour se mettre a l'eau et tenter de rejoindre l'autre berge a la nage... On dit que l'eau glacée de l'Odet refroidit son ardeur...

Cette légende illustre bien aussi la devise de la Bretagne "Plutot la mort que la souillure"
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# Posté le dimanche 24 juillet 2005 09:14

Modifié le dimanche 27 mai 2007 11:39

L'arc en ciel

Jean et Jeanne de Runello (Belle-île)
C'était aux temps lointains des druides et des sortilèges.
A cette époque, Jean le Barde et Jeanne, la paysanne se rencontraient à la tombée de la nuit, sur la lande, fiers de leur amour.
Mais les druides ne voyaient pas d'un bon ½il cette mésalliance entre un homme de noble race et une fille du peuple. Aussi firent ils part de leur courroux aux sorcières et les chargèrent de mettre bon ordre à cette inconduite.
C'est ainsi qu'un soir, alors que les deux amants allaient se rejoindre, un sort les figea pour l'éternité...

Ceux sont les deux menhirs que l'on voit se dresser tristement depuis lors, si proches et si lointains, tendus l'un vers l'autre tout près de Runello.
On raconte que, par les soirs de pleine lune, le sort se délie et ils peuvent enfin se retrouver. Mais malheur à celui qui tenterait de les surprendre. Il serait impitoyablement écrasé entre les deux amants de pierre. Il semblerait toutefois que ces amours intermittent aient été fécondé.
D'aucuns rapportent que leur progéniture s'ébat a l'envie la-bas, du cote de Carnac.
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# Posté le lundi 25 juillet 2005 12:32

Modifié le mercredi 27 février 2008 18:43

La légende d'Azenor

La légende d'Azenor
Fille d'Even, comte de Leon et mariée au comte de Goëlo depuis a peine quelque mois, la jeune Azenor subissait continuellement les critiques acerbes de sa marâtre, la seconde femme de son père. Cette dernière ne manquait jamais une occasion de la calomnier et de porter le discrédit sur elle. A force de mensonges perfides, elle réussit a convaincre le comte de l'adultère de sa femme. Fou de jalousie et se croyant déshonoré, il la fit ramener chez son père et emprisonner dans une des tours du château de Brest. Selon la sentence prévue, elle fut condamnée au bucher pour avoir péché. Mais le jour de la sentence, preuve de son innocence, le bois refusa de s'enflammer. Elle fut alors enfermée dans un tonneau et jetée a la mer. Durant des mois, protégé par un ange, le tonneau dériva sur les flots et accosta sur la terre d'Irlande. Là, elle mit au monde un fils qu'elle appela Budoc "sauvé des eaux" et s'installa sur ce continent.
Sa belle-mère, à l'approche de la mort, finit par avouer sa forfaiture au comte, qui entreprit de retrouver sa femme. Commença alors pour lui un long périple, de pays en pays... Jusqu'au jour où, débarquant en Irlande, il remarqua un jeune enfant, le vivant portrait d'Azenor. Ce dernier le mena alors a sa mère, devenue lavandière. Les retrouvailles furent heureuses, Azenor pardonna et tous trois rentrèrent alors en Bretagne.

# Posté le lundi 25 juillet 2005 13:05

Modifié le mercredi 27 février 2008 18:42